Kill the Hero – l’intro !

Voici les 28 premières pages de la BD ! Sortie le 11 avril 2019.

L’histoire de Kill the Hero


Kill the Hero est né fin 2012 !

À l’époque j’étais en dernière année d’études de Bande Dessinée à l’école de l’Iconograf de Strasbourg.
Durant cette année nous avions 3 projets de bande dessinée à créer : un projet d’adaptation de nouvelle, un projet pour un magazine et un projet de bande dessinée classique.

Le projet de magazine consistait à créer une page de bande dessinée par semaine (en plus de tous les cours et devoirs) jusqu’à la fin de l’année scolaire, ceci dans le but d’être possiblement publié dans un magazine de bande dessinée.

Je me rappelle de la naissance du projet : notre directeur nous a dit « je vous laisse 15 min pour trouver une idée de scénario » dans l’objectif de nous forcer à faire simple et concis !
Je suis allé aux toilettes, j’ai cherché les clichés du domaine qui me plaisait le plus à l’époque (le jeu vidéo) et je les ai retournés. Et en sortant des toilettes l’idée était née !

J’ai pris un des plus gros clichés de jeux vidéos qui existe : celui de la princesse qui se fait sauver par le héros, et je l’ai retourné comme j’aime bien le faire.

Et oui, à l’époque la Princesse s’appelait Cherry, en référence à une des princesses les plus connues du jeu vidéo : Peach.

Et voici la toute première version de Kill the Hero !
À l’époque je dessinais encore super bien !
Mais ça n’a visiblement pas suffi à mon prof qui m’a dit de recommencer….

Et voilà la 2ème version, créée juste après, avec un peu plus d’efforts.
Ça ressemble déjà bien plus à la version actuelle !
J’avais même fait une ébauche de couverture/teaser !

Le design de la Princesse est inspiré de Peach et de Zelda.
Si la BD est muette c’est uniquement dû au fait que l’histoire était assez simple pour pouvoir être racontée sans texte !
Elle partage des similitudes avec Game Over, de Midam et Adam, notamment le fait que la vue soit quasiment toujours de côté (comme dans la plupart des jeux vidéos 2D), mais vous verrez qu’il y a bien assez de différences à part ça.

Après mes études finies avec succès en juin 2013 et 24 pages de Kill the Hero dans les poches je décidai d’envoyer mon projet à quelques éditeurs.

Pour faire court, quelqu’un qui veut publier une bande dessinée de façon « classique » doit proposer un dossier qui résume sa bande dessinée (souvent quelques pages avec un synopsis) à un éditeur, souvent par mail.

Stressé, tendu et peu sûr de moi j’ai donc envoyé un mail à une quinzaine d’éditeurs qui m’intéressaient…. Que des réponses négatives ! (Quand il y eu des réponses.)

À l’époque j’étais un peu perdu après la fin des études (l’indépendance, la liberté, tout ça) et je m’étais lancé dans d’autres projets un peu hasardeux (notamment la création d’un jeu vidéo avec des amis).
Mais 2 ans plus tard, avec un meilleur niveau et plus d’expérience, j’étais déterminé à tout recommencer !

J’ai alors fait d’une traite les 60 premières pages de la nouvelle version (la version actuelle) de Kill the Hero.
J’ai trouvé des listes de touuuuuuuuus les éditeurs de France (plus de 300 je crois), j’en ai sorti tous ceux qui pouvaient être pertinents (environ 40) et je leur ai tous envoyé un dossier contenant les 28 premières pages et une description.

Sur tous ces éditeurs une bonne moitié ne m’a pas répondu et le reste m’a répondu par la négative SAUF les Éditions Lapins qui ont bien voulu de mon projet !
Est-ce un signe que ce soit précisément les éditions LAPIN qui aient voulu de moi ? Sachant que ça fait des années que je suis persuadé que les lapins sont des êtres démoniaques qui veulent notre mort !

Une telle ironie ne pouvait être ignorée !

La suite est plutôt simple : en avril 2017 j’ai commencé par faire le story-board de toute la BD (à la base je pensais qu’elle allait faire une centaine de pages… le story-board en faisait 245) en quelques jours, fin juin 2017 j’avais 160 pages en version crayonnée quand j’ai travaillé pendant 6 mois dans une usine (boulot alimentaire classique quand on a pas d’argent), ce qui a grandement ralenti la BD et m’a convaincu de ne plus jamais travailler dans une usine !

2 pages de story-boards parmi tant d’autres


Janvier 2018 : j’en avais fini avec mon job, on a signé le contrat après une éternité de « négociations » et je pouvais me remettre entièrement à la création de ma BD. J’ai donc pris un atelier à Strasbourg (l’atelier Le Faubourg, rempli de gens formidables, dont un ancien prof de l’Iconograf) et j’ai fait le reste de la BD d’une traite jusqu’au 30 décembre 2018, le jour où j’ai posé le point final sur la 230ème et dernière page de Kill the Hero.

Suite à ça il ne me restait que 2-3 trucs à fignoler (4ème de couverture, page de remerciements, etc…) et je pouvais me lancer dans la communications de la BD, ce que je suis actuellement en train de faire !

FIN